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4 leviers pour motiver les enfants (et les adultes!)

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Comment pouvez-vous aider un enfant à « construire » progressivement sa motivation interne?

En activant les 4 principaux leviers de la motivation!

  • Le renforcement positif
  • La rétroaction
  • Le recadrage
  • La conséquence

Voyons comment vous pouvez utiliser chacun d’eux.

Mais d’abord, voici quelques écueils à éviter !

  1. Juger et critiquer l’enfant : s’il en vient à penser qu’il est idiot, stupide ou paresseux, il se découragera dès la première difficulté et perdra toute confiance en lui.
  2. Complimenter à outrance : s’il se pense trop intelligent, il risque de devenir paresseux, pensant que tout sera toujours facile pour lui. Il risque aussi de devenir arrogant.
  3. Associer ses réussites à des qualités et à des traits de personnalité innés : s’il croit qu’il réussit grâce à son talent sportif ou à sa « bosse » des maths, que se passera-t-il en cas d’échec ? Il risque de se convaincre qu’il n’est pas assez bon. Et comme le talent ne peut se développer, s’il n’est pas assez talentueux, il n’y peut rien ! Cela touche à son identité ! Alors, il croira qu’il est inutile de tenter de s’améliorer, car il n’y parviendra pas, ce qui peut le pousser à abandonner.

Maintenant, plongeons dans l’exploration des 4 clés de la motivation.

La rétroaction

Qu’est-ce qu’une rétroaction et son utilité ?

Selon de nombreuses études en neurosciences et en psychologie*, la rétroaction est le plus puissant outil pour favoriser l’apprentissage. C’est le facteur ayant le plus grand impact sur l’apprentissage parmi les 252 facteurs d’influence évalués par le biais de la plus grande recherche conduite sur ce sujet par le Dr  John Hattie qui a basé ses recherches sur plus de 800 méta-analyses résumant plus de 50 000 études individuelles (synthèse publiée en 2009 sous le titre de Visible Learning. Globalement, les recherches sur la réussite et l’apprentissage ont été effectuées sur 250 millions d’élèves.

*Fanny Georges et Pascal Pansu, Les feedbacks à l’école : un gage de régulation des comportements scolaires, Revue française de pédagogie.

Parmi tout ce que les éducateurs peuvent faire, la rétroaction est la stratégie la plus puissante. C’est celle qui a le plus d’impact sur la réussite des élèves. 

Offrir une rétroaction à un enfant consiste à lui communiquer une information (un feedback) après avoir attentivement observé la manière dont il a réalisé une tâche ou dont il s’est comporté dans une situation particulière. La rétroaction est en fait une façon de l’aider à s’améliorer, à progresser dans sa manière de réaliser un projet, d’accomplir une tâche ou de faire face à diverses situations du quotidien.

La rétroaction permet de progresser et d’indiquer à un enfant comment s’améliorer. Elle doit être effectuée rapidement après la tâche et ne comporter ni jugement ni comparaison avec les autres. Idéalement, elle doit associer les éléments réussis aux qualités personnelles de l’enfant et mettre l’accent sur ce qui a été fait (ou non !) pour atteindre l’objectif proposé.

La rétroaction est à l’élève ce que le volant est à la voiture.

La rétroaction permet à l’étudiant de se réorienter en continu afin de suivre efficacement la route menant à l’objectif. Elle doit absolument contenir des informations sur la manière de s’améliorer, sans aucun jugement. Elle est impartiale et met l’accent sur ce qui a été fait (ou pas!) pour atteindre un objectif donné. La rétroaction est donc le lien entre les actions et le résultat, ce qui doit être accompli pour atteindre l’objectif.

Comment effectuer une rétroaction?

Voici une recette efficace pour communiquer de la rétroaction à un enfant :

  1. Lui expliquer la raison pour laquelle vous désirez lui parler.
  2. Exprimer l’objectif visé.
  3. Évaluer la meilleure manière de l’atteindre et donner de la rétroaction sur 1 ou 2 éléments.
  4. Lui dire clairement que vous avez une totale confiance dans le fait qu’il progressera et que vous êtes là pour l’aider.
  5. Échanger sur la rétroaction.

Le recadrage

Il est possible de modifier la manière de voir les choses d’une personne en lui proposant une autre perspective, une autre manière de voir une situation.

Voici un exemple d’interactions possibles :

L’éducateur :

« Tu n’as pas brossé tes dents comme je te l’avais demandé alors que tu m’as dit que tu l’avais fait ! »

Technique 1 :

L’éducateur :

« Tu es puni parce que tu es un menteur. Tu vas aller tout de suite au lit, sans histoire !»

Technique 2 :

L’éducateur :

« OK, je laisse passer pour cette fois, mais ne le refais plus ! »

Technique 3 : le recadrage

L’éducateur :

« Je ne comprends pas que tu n’aies pas brossé tes dents, car tu m’avais dit que tu l’avais fait !».

L’enfant :

« Je voulais le faire, mais j’ai oublié. Excuse-moi ! ».

L’éducateur :

« Si tu avais décidé de te diriger directement vers la salle de bain, l’aurais-tu fait ? Comment vas-tu procéder maintenant ? Si tu remets à plus tard, ta bouche risque de sentir très mauvais !

Recadrer consiste donc à mettre en perspective la manière dont une chose a été dite ou faite. Ce qui est en cause relève du verbe faire et non du verbe être !

Un recadrage c’est :

  • Une manière de guider une personne afin de lui permettre d’ajuster son comportement.
  • Un outil aidant à changer la manière dont une personne voit les choses en n’utilisant que quelques phrases.
  • Une façon de communiquer en ouvrant l’univers des possibles de la personne tout en utilisant ses propres mots et idées.

Le renforcement positif et les récompenses

Le renforcement positif représente une sorte d’étape intermédiaire pour guider un enfant qui a peu de motivation vers l’acquisition d’une motivation interne plus forte. C’est un outil efficace qui permet de soutenir le processus éducatif efficacement lorsqu’une rétroaction simple ne suffit pas. En fait, lorsque l’on parle de renforcement positif, on parle d’une approche qui a un impact direct sur le comportement d’un enfant.

Offrir un renforcement positif constitue une méthode très efficace pour encourager un enfant à persévérer dans un comportement, une action ou une attitude.

Les renforcements positifs sont tout aussi efficaces pour les adultes ! Comment savoir si cet outil fonctionne pour un enfant donné? Simplement en l’observant : s’il reproduit ce qu’il a fait de plus en plus souvent, l’outil a été efficace. Autrement, ce n’est peut-être pas la meilleure méthode à ce moment-là pour cet enfant-là.

Il existe quelques règles simples pour instaurer un système de renforcement positif afin qu’il donne de bons résultats à la fois à court et à long terme. Ces règles permettent aussi de s’assurer que ce que vous mettrez en place n’aura pas l’effet inverse du but visé, soit de décourager l’enfant ou encore de rendre l’enfant dépendant d’une « récompense » sans laquelle il ne fait plus rien.

Voici donc quelques caractéristiques de renforcements constructifs:

  • Ils ne doivent pas être systématiques afin de ne pas devenir un dû. L’enfant ne sait donc jamais s’il recevra un renforcement (il va donc maintenir le comportement).
  • Ils doivent être variés et surprenants afin de maintenir l’intérêt.
  • Ils doivent s’estomper à mesure que ce qui est attendu devient automatique afin de passer de la motivation externe à la motivation interne.
  • Ils ne doivent pas être orientés sur les qualités ou la personnalité, mais plutôt sur des actions, une attitude ou un comportement.
  • Ils doivent être communiqués rapidement après le comportement (ou autre) et avec enthousiasme.
  • Une justification verbale doit y être associée afin de spécifier clairement la raison d’être du renforcement.

Il est important de prendre en considération l’âge et le stade de l’enfant. Aussi, tenez compte des besoins personnels de l’enfant. Certains enfants gênés ne veulent surtout pas attirer l’attention sur eux. Par contre, ceux qui ont une soif inextinguible d’attention peuvent ensuite tomber dans l’exagération suite au renforcement. Il faut donc être sensible aux besoins de l’enfant lui-même.

Les conséquences

Établir des conséquences consiste à poser des limites et associer des conséquences à leur non-respect.

Avec certains enfants, les éducateurs n’ont pas besoin d’utiliser les conséquences pour bien les éduquer ! Il vaut toujours mieux privilégier la rétroaction, les renforcements positifs et le recadrage afin de motiver un enfant et de bien l’éduquer. Par contre, dans certaines situations, lorsque les autres outils ont échoué, les conséquences peuvent devenir nécessaires. Il ne faut pas hésiter à avoir recours à elles lorsque les comportements visés ne changent pas.

Un élément très important : les conséquences doivent systématiquement être accompagnées de rétroaction continue, de recadrage au besoin et de renforcement positif.

Découvrez 6 secrets pour motiver les enfants.

  • Qu’est ce qui donne le goût d’apprendre aux enfants ?
  • Qu’est ce qui favorise leur curiosité et leur intérêt ?
  • Comment développer une relation complice et respectueuse ?

 

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